Médecin et malade: le diagnostique premier

Il est nourrissant d’apprendre comment la vision de l’être humain des anciens médecins de l’Égypte antique diffère de la notre, celle de l’occident moderne. Cette dernière appréhende l’homme dans son aspect purement physique ; c’est à dire un ensemble de fonctions physiologiques, minutieuses et complexes ; réunis comme les musiciens d’un formidable orchestre parfaitement rythmé.

La communauté médicale reste campé sur ce paradigmes dît « scientifique et cartésien » et entraîne une communication difficile avec les autres points de vues.

Ceci n’est qu’un exemple des effets de la scission entre l’esprit et la matière présente dans notre culture. Il règne dans notre société une dichotomie persistante entre science et religion qui façonne les mentalités. L’un boudant l’autre et répercutant par conséquent ce schisme dans l’opinion publique.

En Égypte, ce conflit n’existait pas et nous allons voir comment l’une des plus impressionnante et longue civilisation de l’histoire de l’humanité percevait un homme malade et l’aidait à recouvrir la santé.

A l’époque, chaque médecin digne de ce nom ne pouvait être habilité à soigner sans être prêtre.
En effet, l’acte de soigner était considéré comme sacré et le rétablissement de la santé et de l’équilibre comme un événement d’origine divine qui se faisait par l’intermédiaire du médecin.
Ce dernier fait n’excluait pas que la pratique médicale était exigeante et pragmatique ; la responsabilité du soignant n’était pas troqué contre une quelconque providence mais au contraire, elle devait manifesté la rigueur et la précision au niveau des plans supérieurs invoqués.

En ces temps, l’homme est perçu sous un aspect multi-dimensionnel c’est à dire composé d’un ensemble de corps intimement entrelacés, communiquant et s’influençant les uns avec les autres. Les aspects physiques, émotionnels, mentaux et spirituels ne sont pas dissociés mais traduisent leur réalité propre, leurs fonctions, leur nature et en même temps composent un ensemble ou chacun trouve sa réponse et son influence dans l’autre.
Tous organes d’un même système, représentant indivisible de l’ensemble dont il font partie.

Une autre caractéristique fondamentale se trouve dans ce fait que l’organisme et le psychisme humain se forme et se modèle à l’intérieur d’un tissus d’influence ; notamment familiale, sociale, et culturelle. Il entretient des rapports évidents avec son environnement et celui-là conditionne son équilibre et sa santé.
La qualité du lien à soi et du lien à l’autre, au monde est la pierre angulaire de l’équilibre globale de l’homme et un facteur puissant de son niveau de santé. Les médecins de l’Égypte le savait.

Cette idée s’exprimait concrètement par exemple dans la manière dont le médecin interrogeait les personnes qui venaient à lui et au type d’informations qu’il cherchait à obtenir de leurs parts. Ceci dans l’intention de déceler la cause des maux pour lesquels il venait le consulter.
Une des premières question qu’il posait était « contre qui ou contre quoi est-tu en guerre ? » ; cela est peut-être étonnant pour nous d’entendre une question de ce genre posé par un médecin mais elle nous aide à comprendre comment à cette époque ont percevait l’origine de la maladie.

Le conflit que porte un homme en lui ou avec le dehors devient la semence latente d’une pathologie et c’est pour cette raison que les thérapeutes égyptiens prenaient soin de prendre la main des patients afin de les accompagner sur le chemin de la réconciliation ; qu’elles puissent retrouver le sentiment d’unité et de connexion ; reflet de la vrai nature de la personne, son âme.

L’organisme faisait suite à cette réconciliation en rétablissant un nouvel équilibre qui pouvait parfois suffire retrouver la santé du corps.
Bien sur, les médicaments, la chirurgie ainsi que les autres moyens que la médecine possédait étaient, en fonction des cas, prescris et venaient compléter l’ordonnance mais la reconnexion avec l’être centrale du malade dont la conséquence est le rétablissement de la paix et de l’amour de ce qui est était la base sur et par laquelle tout processus de guérison s’ édifiait même quand la mort physique était inévitable.

 

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